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Où Israël construit demain : les nouveaux pôles d'habitat

Où Israël construit demain : les nouveaux pôles d'habitat

Pour chaque famille juive qui rêve d'un point d'ancrage en Israël, la question n'est pas seulement « où acheter aujourd'hui ? », mais aussi « où vivra-t-on demain ? ». À Brooklyn, à Londres, à Saint-Pétersbourg ou à Buenos Aires, les mêmes familles comparent des villes déjà établies et d'autres qui n'existent encore que sur plan. Or les derniers mois ont livré plusieurs décisions de planification majeures : elles dessinent la carte de l'habitat israélien pour les vingt prochaines années.

Beit Shemesh : de 185 000 à plus de 500 000 habitants

Fin juin 2026, la commission de planification du district de Jérusalem a approuvé le document directeur « BS/3000 » pour Beit Shemesh. La ville comptait 185 000 habitants en 2025 ; le plan vise plus de 500 000 résidents. Il prévoit environ 66 000 nouveaux logements, pour un total d'environ 111 000, ainsi que 2,3 millions de mètres carrés d'espaces d'emploi et de commerce, 1,8 million de mètres carrés d'espaces industriels et 750 chambres d'hôtel. Les hauteurs iraient jusqu'à 9 étages le long des grands axes et jusqu'à 23 étages dans le centre d'affaires sud, avec un réseau de transports mêlant train lourd, tramway et bus rapides.

Le plan privilégie aussi la rénovation urbaine des quartiers anciens et la préservation du Nahal Sorek ainsi que des sites archéologiques. Pour la diaspora, l'enjeu est concret : au premier trimestre 2026, les Américains ont acheté 24 logements à Beit Shemesh, selon les données du ministère des Finances relayées par le Times of Israel, derrière Jérusalem et Netanya.

Kiryat Gat : 21 000 logements autour d'une gare

Plus au sud, Kiryat Gat devient l'un des grands chantiers du pays. L'accord de développement signé en novembre 2025 entre l'Autorité foncière d'Israël et la municipalité prévoit environ 21 000 nouveaux logements en deux phases (environ 12 000, puis 9 000), plus de 700 000 mètres carrés d'espaces d'emploi et un investissement public d'environ 6 milliards de shekels, soit environ 1,95 milliard de dollars, dans les infrastructures. Le ministre du Logement Chaim Katz y voit une solution concrète de logement, un renfort pour les habitants du Sud et un catalyseur économique.

Le 16 juillet 2026, l'Autorité foncière d'Israël a présenté le plan du quartier Carmei Gat Est (discussion en commission prévue le 22 juillet) : environ 11 000 logements, de sept à environ vingt étages, et 550 000 mètres carrés d'espaces d'emploi et de commerce, autour de la future gare « Kiryat Gat Nord » sur la ligne ferroviaire Tel Aviv–Beer-Sheva. Six ponts et passages doivent relier le quartier à l'existant, avec de nouvelles connexions aux routes 35 et 353. Ce quartier s'inscrit dans l'ensemble de l'accord de novembre 2025 : ces 11 000 logements ne s'ajoutent pas aux 21 000. Là encore, la demande de la diaspora est déjà visible : les Américains ont acquis 11 logements à Kiryat Gat au premier trimestre 2026.

Pourquoi planifier autant quand 84 000 logements restent invendus ?

La question est légitime. Selon le Bureau central des statistiques, le stock de logements neufs invendus atteignait 84 130 unités fin mai 2026, soit 28,9 mois de ventes. Dans le même temps, les mises en chantier ont atteint 81 020 logements sur les douze mois d'octobre 2024 à septembre 2025, en hausse de 31,5 % selon les données relayées par buyitinisrael. Elles se sont établies à 19 700 au premier trimestre 2026, puis à 17 866 au deuxième trimestre selon Trading Economics (chiffres trimestriels, non comparables au cumul sur douze mois) : un ralentissement net.

Ces projets de planification ne sont pas des livraisons immédiates : ils portent sur des horizons de plusieurs années, voire décennies, et sont soumis à des étapes d'approbation successives. Ils signalent toutefois où l'État veut que l'offre se développe, et donc où les prix pourraient se stabiliser plus facilement qu'ailleurs.

Le marché actuel : prix et écarts régionaux

Le marché actuel reste soumis aux contraintes du présent. Selon le Times of Israel, les prix ont progressé de 0,2 % entre mai-juin et juin-juillet 2026, mais restent inférieurs de 1,2 % à leur niveau d'un an plus tôt. Environ 90 % de la capacité de main-d'œuvre perdue depuis le 7 octobre 2023 a été récupérée, ce qui aide les chantiers à avancer. À 3,07 shekels pour un dollar, un 4 pièces à 2,35 millions de shekels à Beit Shemesh, l'un des prix relevés par le Times of Israel, représente environ 765 000 dollars.

Les écarts régionaux comptent aussi. Selon le CBS, le prix moyen d'un logement dans le district Sud était de 1,66 million de shekels (environ 541 000 dollars, conversion à 3,07) en mai-juin 2026, contre 2,91 millions à Jérusalem (environ 948 000 dollars) et 3,58 millions à Tel Aviv (environ 1,17 million de dollars). Sur un an, le district Sud affiche -0,6 % en juin-juillet, alors que Jérusalem gagne 1,1 %. Autrement dit, les zones appelées à accueillir de nouveaux quartiers proposent aujourd'hui des tickets d'entrée nettement plus bas, mais avec une dynamique de prix moins affirmée.

Comment lire ces annonces en tant qu'acheteur

Acheter dans une ville en pleine planification présente des avantages : prix d'entrée plus accessibles qu'au centre du pays, infrastructures en cours de construction, rénovation urbaine. Mais cela implique de vérifier l'état d'avancement réel de chaque plan : une approbation de principe n'est ni un permis de construire ni une date de livraison. Notre guide ultime de l'immobilier en Israël rappelle les vérifications à effectuer avant de s'engager sur un projet.

Pour les communautés de la diaspora, qu'elles soient anglophones, francophones, russophones, germanophones ou latino-américaines, la leçon est la même : regarder au-delà des quartiers à la mode, et se demander quels pôles accueilleront les prochaines générations. Les villes citées ici, Beit Shemesh et Kiryat Gat, figurent déjà parmi les destinations d'acheteurs étrangers.

Vous hésitez entre un quartier établi et un pôle en devenir ? L'équipe d'Immobilier.co.il vous aide à comparer les options, depuis n'importe quel pays.

Publié initialement sur immobilier.co.il.
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